À l’ère de la surconsommation technologique , du PARAÎTRE et du FAIRE, tout le flafla qui entoure cet engouement pour ces comptes Facebook, Instagram, Twitter et Snapchat nous ferme les yeux sur le ÊTRE.

On se fait avoir par notre propre jeu, par nos cellulaires, tablettes et portables. On essaye tellement fort de s’en sortir, de se donner des règles lors des repas, durant les sorties entre amis, au travail, on essaye fort…Combien d’entre nous se lèvent la matin et regarde leur cellulaire d’abord, pour ensuite lire les nouvelles sur sa tablette avant d’aller passer des heures au bureau derrière un écran d’ordinateur et ainsi terminer la journée devant un bon film. Oui, on est rendu à l’époque de l’ordinateur de poche depuis plusieurs années, et ça va, l’évolution suit son cours. Ce qui ne va pas, c’est ce qu’est devenu l’humain suite à l’utilisation et la sur-utilisation de ces appareils.
Parfois, je sors mon téléphone de mes poches, je l’allume, le voit sans le regarder et je me surprend à me demander pourquoi je l’ai sortie de ma poche. Par habitude.
Parfois, j’ai peur de téléphoner à quelqu’un. Puis je me dis que ce sera moins compliqué par message texte. J’ai peur d’appeler et je ne sais même pas pourquoi.
Toi, c’est quoi ta nouvelle manie, inconsciente ou lucide ? Tu t’en ai rendu compte?
Sur mes comptes Facebook et Instagram, je «follow» des gens et des organismes qui me font rêver. J’essaye de me dire que c’est inspirant, que ça me donne des idées pour de prochaines aventures. Puis je fais la même chose, je partage du rêve avec des photos de voyage ou de sorties de plein air. J’essaye de me dire que ça fait du bien aux gens. Au fond, ça me garde le nez sur mon écran pendant que je ne suis pas entrain d’ÊTRE où je suis à ce moment là.
Ce que l’on fait ne défini pas qui on est. Quand on rencontre de nouvelles personnes, on leur demande souvent « pis toi, tu fais quoi?» et on répond souvent par notre travail. Nos téléphones ne font que montrer ce que l’on FAIT mais pas qui l’on EST.
Voilà pourquoi je t’invite à décrocher et aller passer du temps avec vous-même, avec nous, ou avec des gens que vous aimez là où les petites barres en haut de ton téléphone n’existent pas. Prendre une pause de ce que tu fais et juste venir être qui tu es avec nous, dans la forêt ou sur l’eau.
Laurence Coulombe – Humaine depuis 1987
Aussi coordonnatrice d’aventures à Aventures Kiamika